Historique du Défi Brestois
 

La première édition du "Défi Brestois" date de 1984. L'idée du Défi est apparu dans le cadre du Comité local de promotion de la santé.
Les éditions se sont succédées. En 1985 pour la seconde, puis depuis lors tous les deux ans soit donc les années impaires.
Le concept d'origine était relativement simple : proposer à la population d'une ville - Brest - d'auto-tester sa dépendance au toxique, en particulier sa dépendance physique, en s'abstenant d'alcool pendant trois jours. Ce test est en effet classique : un sujet qui ne présente pas de "signes de manque" (tremblements, sueurs, cauchemars) alors qu'il ne s'est pas alcoolisé pendant trois jours n'est pas dépendant physiquement de l'alcool. D'emblée le concept du Défi ne s'est pas adressé aux seuls sujets désignés "alcooliques", mais à l'ensemble de la population. D'emblée, également, il a été souhaité de ne pas stigmatisé les sujets en difficulté avec l'alcool : la proposition qui est faite de s'abstenir pendant trois jours se déroule sur une semaine. Chacun peut donc choisir de "faire ses trois jours" quand il le souhaite, si il le souhaite.

Depuis 1989, il est proposé à tout un chacun de tester l'alcoolémie. A différentes heures, dans différents lieux (rues, places, hypermarchés, gare SNCF, entreprises ...) sont installés des stands avec l'aide des étudiants en soins infirmiers (IFSI CHU et IFSI Croix Rouge). A la personne volontaire il lui est demandé de pronostiquer son alcoolémie puis de vérifier celle-ci en soufflant dans un éthylotest "Souffler c'est jouer". A l'étude des résultats il est apparu que plus l'alcoolémie est élevée plus le sujet sous-estime son alcoolémie, moins elle est élevée (sauf si elle est nulle) plus le sujet sur-estime son alcoolémie. Le point d'inversion sur-estimation / sous-estimation se situe entre 0,50 - 0,60 g/l.
Cette action porte donc plus sur la question de l'accoutumance (tolérance) que sur la question de la dépendance proprement dite.

Au fil des éditions, le nombre d'entreprises - le plus souvent par l'intermédiaire des CHS-CT- s'est étoffé : DCN, EDF, la Poste, C.H.U., Centre F.P.A., SNCF, entreprises du port, mairie et communauté urbaine,  Thompson CSF, Bibus, Crédit mutuel, restaurants d'entreprises ... impliquées dans le Défi s'est étoffé. Cette action est soutenue par les mutuelles (MNAM, MNEF). Sont également menées des actions dans les discothèques de la ville, animations menées ici aussi grâce à la participation des étudiants des IFSI.

Parler d'alcool dans le cadre d'actions de prévention peut parfois être perçu comme "rabat-joie" ou particulièrement attristant. Nous avons donc souhaité que chaque édition comporte non seulement un message de prévention mais qu'y soit associé un volet festif : culturel (cinéma, musiques, théâtres, BD, photographies ...) et sportif (foot, natation, VTT...).

Depuis 1995, en plus des soirées conférences co-organisées avec la librairie Dialogues, est organisée une journée de colloque. En 1995 le thème était : "Paroles de jeunes", en 1997 : "Alcool facteur d'insertion, alcool facteur d'exclusion", en 1999 "Histoire d'alcool en Finistère", en 2001 "Violences et alcools", en 2003 « alcool et fêtes », en 2005 « alcool : autour du sport ».

Les colloques suivant ont été organisés par le Réseau Alcool Toxiques du Ponant (réseau regroupant l'ensemble des structures de soins en addictologie du territoire de santé n°1 - Bretagne). Les thèmes de ces colloques étaient les mêmes que les thèmes des éditions des Défis. 2007 "Les ivresses", 2009 "Alcool et familles", 2011 "alcool et normes", 2013 "L'alcool, une drogue comme une autre?".

Plusieurs villes ont repris le concept du Défi Brestois et ont effectué aux mêmes dates ou à des dates différentes (notre préférence est celle d'une certaine synergie) le même type d'opération : Lorient, Dinan, Stains, Valenciennes, Landivisiau... Depuis plusieurs éditions se déroulent sur le même thème et aux mêmes dates les Défis Brestois, Landernéens et Morlaisiens.

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